Financement de SOCFIN par ING

ING prétend appliquer des standards internationaux reconnus et se réfère par exemple aux standards de la Banque Mondiale. Or la Banque Mondiale elle-même a refusé d’octroyer un prêt de €150 millions en 2016 à SOCFIN, constatant notamment des écarts importants entre les pratiques de l’entreprise et les principes de bonnes pratiques internationales. Cette décision de la Banque Mondiale suivait également les recommandations du Point de contact national belge de l’OCDE pour les entreprises multinationales qui invitait les partenaires de SOCFIN à « exercer une diligence raisonnable approfondie » suite à des manquements constatés dans les opérations de SOCFIN au Cameroun et au manque de coopération de l’entreprise. Quelques mois plus tard, ING annonçait toutefois avoir assisté SOCFIN dans la levée d’un emprunt obligataire de €80 millions. Ce soutien financier vient s’ajouter aux nombreux autres crédits octroyés par ING aux groupes SOCFIN et Bolloré (deuxième principal actionnaire de SOCFIN), tel que le révèle le récent rapport de Milieudefensie sur les investissements douteux des banques néerlandaises dans l’huile de palme.

Dans sa réponse aux interpellations des ONG, les représentants d’ING ont affirmé que les critères sociaux et environnementaux avaient été appliqués à SOCFIN et que l’entreprise avait répondu à toutes leurs questions « de manière pleinement satisfaisante ». ING serait même en train de considérer l’octroi d’un nouveau prêt de €15 millions à SOCFIN.